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Fuji-no-yuki

Si vous aimez les Camellia sasanqua, peut-être connaissez vous la variété 'Fuji-no-yuki' ? Savez-vous ce que son nom japonais 「不二の雪」 signifie ? 

Le mot japonais fuji (prononcé "fouji"), 不二, composé ici des deux idéogrammes 不 (la négation) et 二 (deux), porte l'idée "qu'il n'y en a pas deux", autrement dit qu'il s'agit d'une chose sans égale, impossible à reproduire en deux exemplaires. Néanmoins, le son "fuji" constitué par ces deux idéogrammes n'est pas sans nous rappeler le mont Fuji ! Et c'est juste, dans ce cas, car il s'agit bien d'une autre graphie, acceptée, de la montagne sacrée, emblématique du Japon, le mont Fuji 富士山 (fuji-san). Quant au mot yuki (prononcé "youki"), 雪, il désigne la neige. Le mot "no" est une particule, qui a une fonction grammaticale et sert à relier un mot déterminant à un mot déterminé => Fuji-no-yuki signifie donc, littéralement, "neige du Fuji". Ce nom de "Fuji-no-yuki" a été choisi par l'obtenteur japonais pour désigner un Camellia sasanqua d'une blancheur absolue, à l'image de la neige qui couvre le sommet du mont Fuji en hiver. Et peut-être aussi parce qu'il était fier de la beauté de la corolle blanche de cette fleur, qui n'avait pas son égale ! 

Kumasaka

「熊坂」- Le premier idéogramme, 熊 (kuma), évoque l’ours, tandis que le second, 坂 (saka), représente la pente ou la colline. Ensemble, ils forment Kumasaka, que l’on pourrait traduire par « la colline de l’ours ». Pourtant, ce nom ne renvoie pas seulement à un paysage : il est aussi celui d’un célèbre brigand et chevalier errant de l’époque de Heian (794-1185), KUMASAKA Chōhan. On trouve sa trace dans la pièce de  intitulée Kumasaka, probablement composée à la fin de l’époque Muromachi (1336-1573). Le  est un long poème dramatique japonais, chanté et mimé, accompagné par des musiciens et entrecoupé de danses, dans lequel le protagoniste apparaît masqué. Les principes du furent fixés au XIVe siècle par l’acteur Zeami. 

Le Camellia japonica 'Kumasaka' est mentionné dans l'un des plus anciens traités d'horticulture japonaise, datant de 1695 ; la variété aurait été créée à Edo, ancien nom de Tokyo. Le « u » japonais se prononce « ou » en français donc nous devons dire « koumasaka ».