Hagoromo
La variété 'Hagoromo' s'écrit 「羽衣」en japonais.
- Le premier idéogramme, ha (羽) signifie la plume d'oiseau,
- Le second idéogramme, koromo (衣), prononcé goromo lorsqu'il est précédé d'un autre mot, est l'habit, le vêtement.
'Hagoromo' peut donc être traduit par "Habit de plumes" et désigne en fait la robe de plumes que, d'après la légende, portent fées et nymphes célestes, pour voler dans les cieux. Mais hagoromo peut également faire référence aux ailes des oiseaux ou des insectes, ou encore à une famille d'insectes, les Flatidae, de l'ordre des Hémiptères, proches des cicadelles. Les Flatidae mesurent entre 5 et 10 mm de long et leurs grandes ailes antérieures se déploient en triangle, à la manière d'un papillon. Seize espèces sont présentes au Japon et la plupart d'entre elles s'installent sur le Pueraria montana var. lobata (kuzu, en japonais) quand d'autres causes des dégâts sur les mandariniers, les mûriers et même le riz. Enfin, hagoromo est un autre nom vernaculaire de l'achillée de Sibérie (Achillea alpina L., 1753), appelée communément nokogirisō en japonais.
Hagoromo est, par exemple, le titre d'un chant du théâtre nō dans une pièce en trois actes, d'auteur inconnu, inspirée d'un conte mettant en scène une femme célèste. Voici ce qu'il raconte : dans la pinède de Miho, à Suruga, le pêcheur Hakuryō trouve un magnifique vêtement accroché à un pin. Alors qu'il s'apprête à le rapporter chez lui pour en faire un trésor familial, une nymphe céleste apparaît et se lamente, affirmant qu'elle ne pourra pas retourner au ciel sans sa robe de plumes. Ému par sa détresse, Hakuryō lui rend la robe. Alors la nymphe l'enfile et, dansant de joie, s'envole vers le cieux.
Le nom de variété 'Hagoromo' a été attribué à un Acer palmatum var. amoenum (Syn. A. palmatum var. coreanum) et à un Camellia japonica.